Cambodge 🇰🇭 Phnom Penh+ Sihanoukville+ Koh Kong

Vais rester deux jours de plus Ă  Hoa Lu (Tam Coc) afin de pouvoir faire un mini treck le mardi, en espĂ©rant me joindre Ă  un groupe ou trouver une autre personne seule, c’est ainsi que je discute avec une jeune française qui repart le soir mĂŞme mais qui m’apprend qu’elle a reçu sa prolongation de passeport pour 15j en une semaine ! J’appelle aussitĂ´t ma bookeuse qui me confirme que je recevrai mon passeport mercredi, nickel, les grands esprits se rencontres. N’ayant trouvĂ© personne et aucun groupe ne s’Ă©tant prĂ©sentĂ©, je dĂ©cide de payer double, je tiens vraiment Ă  marcher dans la nature-accompagnĂ©e-, une autre jeune française y allait seule en motobicke, si j’aime me perdre en ville, en pleine rĂ©serve naturelle, pas trop, veux juste respirer, kiffer et me laisser guider par celui qui sait. Me ferai donc une plantation d’ananas pour commencer, si fiers de montrer qu’ils utilisent des produits chimiques tellement plus productifs (!) Le guide n’est pas dupe, mariĂ© Ă  une australienne, il est d’accord avec moi et a bien conscience que c’est un procĂ©dĂ© qui marche Ă  court terme et sĂ»rement pas Ă  long terme… Puis parc national et visite d’un asile pour les singes qui ont Ă©tĂ© traquĂ©s par les chasseurs, verrai les diffĂ©rentes sortes de gibbons endĂ©miques; puis les tortues, elles aussi traquĂ©es (afin d’acquĂ©rir longĂ©vitĂ©). Treck de 8 km avec arrĂŞt Ă  l’arbre multi centenaire en train de crever, trop visitĂ© par les vietnamiens qui sont venus y puiser Ă©nergie et beautĂ© ? Heureusement quelques autres magnifiques arbres sont lĂ  et surtout des lianes hallucinantes qui partent du sol et s’Ă©lèvent vers la lumière en zigzagant Ă  travers la vĂ©gĂ©tation. Bonne suĂ©e, alors qu’il fait froid, suis arrivĂ©e Ă  Hoa Lu avec 30 degrĂ©s, on est plus qu’Ă  19, parcours avec pas mal de marches (bien hautes, comme dans tous les temples) pour monter et descendre. Ne croiserai que deux couples de touristes, quel panard. Pause dĂ©jeuner avec ma salade de papaye adorĂ©e puis traversĂ©e du parc en voiture une bonne heure pour un petit tour de barque dans une autre zone prĂ©servĂ©e pour la faune (oiseaux, poissons, singes) et la flore (algues), coin oĂą l’Ă©quipe du tournage du dernier King Kong est venu filmer. Ce qu’on m’a dĂ©jĂ  dit Ă  la baie d’Halong et pendant le tour de barque (conduites la plupart par des femmes, avec les pied, tellement plus pratique pour tĂ©lĂ©phoner !) de Tam Coc… Nous verrons un gibbon Ă  culotte blanche au loin, puis retour Ă  mon hĂ´tel bien fatiguĂ©e.

Le train pour HanoĂŻ a deux heures de retard le lendemain suite aux inondations dans le sud, timing parfait car mon passeport arrive en mĂŞme temps que moi et sans visa ! C’est en fait qu’il a Ă©tĂ© refusĂ© une première fois, elle l’a donc retournĂ© (sans rien me dire, merci merci) deuxième refus, moi qui pensais enquiller avec mon fameux train de nuit pour Hoi An, je dois bouger dans les deux jours, ils m’ont accordĂ© 15j gratuits du coup. Voulais absolument Hoi An car ville aussi belle que Luang Prabang paraĂ®t-il et surtout plage pour farniente. Vu la pluie c’Ă©tait de toute façon moyen, mon pĂ©riple s’accĂ©lère donc d’un coup : Cambodge, Phnom Penh en avion et la liasse de dollars qui m’a Ă©tĂ© rendue (265$ en billets de 10-5 et 1) sera idĂ©ale puisque lĂ  bas tout se paie en dollars. M’installe rue 258 dans un vrai bouge mais qui a une petite lumière idĂ©ale pour bouquiner et terminer ma saga canadienne, Les marionnettes du destin. Retrouve mes 30 degrĂ©s, les cambodgiens ne sont pas masquĂ©s comme les vietnamiens (65% de la population), les laotiens (50%) ou les thaĂŻlandais (35%). Ils sont bien plus foncĂ©s et bien plus entreprenant pour accaparer le chaland. Week-end cool, partagerai mes deux soirĂ©es avec une jeune française qui voyage seule pour la première fois. Objectif le lundi l’ambassade d’Inde pour me renseigner pour le visa ! Il me faut mon billet d’avion et je constate qu’on l’obtient en 3j ouvrĂ©s, rassurĂ©e, je le ferai Ă  Bangkok, après Koh Kood. Pas le courage de me taper les temples d’Ankor, tout comme au Mali oĂą j’avais fait l’impasse sur les Dogons, la foule des ristoux et les circuits balisĂ©s me faisant trop flipper. Envie de mer et de repos, ça y est l’appel de l’Inde se fait sentir, resto indien dĂ©licieux dans ma rue et vaches toutes blanches et bien maigres un peu partout. Direction donc Sihanoukville, m’attendais Ă  une marina riche, c’est en fait plutĂ´t pauvre avec de jolis bungalows d’un cĂ´tĂ© et une enfilade de resto sur la plage de l’autre. Je retrouve la prostitution et les couples mixtes homme blanc-cambodgienne, deux casinos, des mendiants et quelques blancs errants. Ne resterai que deux nuits, dans un bon hotel avec clim, commençais Ă  avoir une allergie Ă  l’humiditĂ©. Gros bus pour Koh Kong le jeudi, sublime route Ă  travers la rĂ©serve naturelle qui n’en finit plus, d’autant que le chauffeur est particulièrement lent (c’est bien la première fois), passage de la frontière en plein cagnard, une jeune anglaise anorexique aura la bonne idĂ©e de tomber dans les pommes, ce qui fera accĂ©lĂ©rer la file miraculeusement, retour donc en ThaĂŻlande exactement deux mois après mon arrivĂ©e ! On enchaine avec un mini van pour Trat et son ferry pour Koh Kood Island.

Arrivée hier dans cette sublime île aux insectes aux cris les plus stridents jamais entendu.

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